Gaspésie

C’est grand le Québec. On le réalise assez rapidement quand on se lance dans un « road trip » pour faire le tour de la Gaspésie avec Trois-Rivières comme point de départ. Avec seulement trois jours devant nous, moi et deux amis de longue date avons pris la route. C’était il y a déjà plusieurs années. Nous étions tous en sciences humaines au Cégep, ce qui est à peu près l’équivalent d’être en vacances, et nous n’avions comme seule limite que notre mince budget d’étudiants. Cheveux fraîchement « bleachés » pour l’occasion, j’avais l’air d’un jeune Jacques Villeneuve du milieu des années 90, sans le charisme, la beauté et le Championnat du monde de F1.

À bord d’une Jetta en relativement bonne condition, nous avons commencé le périple sur la rive nord, avec un arrêt marqué au Parc National des Hautes-Gorges de la Malbaie où nous avons escaladé l’Acropole des Draveurs. En plein mois d’octobre, la température était parfaite. Notre piètre condition physique nous a quant à elle compliqué la vie, mais ça, c’est une autre histoire. Après l’ascension, nous avons repris la route vers notre destination en commençant à penser que trois jours, c’est vraiment pas trop pour un tel périple. Après une nuit de camping illégal dans un coin louche, nous avons finalement pris le traversier, une première pour moi, pour enfin quitter notre chère rive nord.


Après quelques arrêts pour la forme à Rimouski et Rivière-du-Loup (quand je parle d’arrêts, il s’agit ici de pauses de quelques minutes seulement, puisque nous étions encore loin de notre destination), nous nous sommes arrêté pour la nuit dans un motel miteux mais oh combien charmeur d’Amqui. Nous avons fait la tournée du bar du village, pour ensuite aller finir la soirée devant un vieux classique du cinéma d’action ; Prédateur. Trois gars pour un lit double, ce n’est pas le confort absolu.

De retour sur la route, plein gaz vers Gaspé, où nous avons vite constaté qu’il n’y a pas grand chose à faire à part reluquer la « fausse » croix de Jacques Cartier. Sans nous éterniser, nous avons mis le cap sur Percé, la place à voir si vous êtes contraints par le temps. Je dois admettre toute cette route en valait le coup. L’accent des gens de Percé, l’odeur maritime et la vue à couper le souffle m’ont donné l’impression que je n’étais plus au Québec. 10 sur 10 pour le dépaysement. Malheureusement, le périple tirait déjà à sa fin et nous devions parcourir plus de 1000 kilomètres pour revenir à bon port. « Pas l’temps de niaiser », on a repris la route en passant cette fois-ci par la rive sud et en faisant une petite escale au Nouveau-Brunswick (juste pour pouvoir dire qu’on a traversé le pont).

Conclusion : Trois jours, c’est beaucoup trop peu de temps pour vraiment profiter d’un « road trip » en Gaspésie. Il y a trop d’attraits à voir, et ces attraits sont trop distancés l’un de l’autre. En une semaine, on aurait eu le temps de respirer un peu. Somme toute, ce fût une expérience mémorable que j’espère avoir la chance de revivre un jour!

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